4.4.09

McGuinty Flip-Flap-Flop

Le salaire minimum EST le message.

Le Premier ministre de l'Ontario change souvent d'idée sur des dossiers importants.
(bannir les cellulaires au volant, la grève à l'Université York, l'harmonisation des taxes de ventes, pour ne nommer que quelques exemples...)

Certains appellent ça être à l'écoute de la population.
D'autres appellent ça de l'opportunisme politique.
Parfois, c'est purement et simplement une erreur de jugement.

Par exemple, la volte-face du Premier ministre concernant le salaire minimum.

Dans son budget du 26 mars, le gouvernement Libéral promet de hausser le salaire minimum à 10,25$/heure au printemps 2010.
L'encre du budget est à peine sèche que le lendemain, Dalton McGuinty remet déjà cette promesse en question.

Ce qui s'est passé...
En coulisse, Dalton McGuinty rencontrait des gens d'affaires dans sa circonscription à Ottawa.
Bons nombres d'entreprises, faisaient pression sur le gouvernement McGuinty depuis des mois, pour qu'il n'aille pas aller de l'avant avec la hausse annoncée du salaire minimum du 31 mars 2009 (à 9,50$/heure).
Durant la rencontre avec le Premier ministre, elles répètent leurs arguments, qu'en temps de crise économique, ça nuira à l'embauche et à la concurrence.

Dalton McGuinty écoute, et en privé (Première Erreur!) assure qu'il comprend que la crise économique transforme en fardeau la hausse du salaire minimum.

Les gens d'affaires, en sortant de la rencontre, font part des commentaires du Premier ministre aux journalistes.
Ceux-ci confrontent Dalton McGuinty qui (Deuxième Erreur!!) non seulement répète ses propos, mais en réfléchissant tout haut, se demande s'il ne faut pas attendre la reprise économique avant de hausser le salaire minimum en 2010.

Montée aux barricades des groupes anti-pauvreté et du NPD ontarien qui l'accusent de laisser tomber les pauvres alors qu'ils en ont le plus besoin.
Lundi, devant la pression, le Premier ministre doit se rétracter et ré-affirmer son intention de hausser le salaire minimum comme prévu.

Chose qui n'aurait jamais du arrivée, puisque la hausse est enchassée dans la Loi!!

La leçon:
Ne pas faire de promesse qu'on ne peut pas tenir (même en privé), et ne pas réfléchir à haute voix devant les journalistes.
Dalton McGuinty est coupable de ces deux offenses, à plusieurs reprises au cours des dernières années.
Une mauvaise habitude dont il devra se départir s'il veut survivre à la récession et mener son parti à une ré-élection en 2011.

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