31.12.10
Eric Dowd
He was just short of his 80th birthday.
Here is an excerp from Steve Paikin's book "Public Triumph, Private Tragedy" about the life of Prime minister of Ontario John Robarts, in which Eric is quoted (p.65-66)
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"Eric Dowd [...] remembers an encounter with the Prime minister, who marvelled at Dowd's home life. "How is your lovely wife and those five lovely children?" Robarts once asked Dowd in the corridors of Queen's Park.
"Fine, Mr. Robarts, but how do you know about my family?" Dowd asked.
"Don't you remember?" Robarts replied. "When we returned from the retreat up north, they were all waiting for you at Union Station. That was a really charming sight."
Almost four decades after the conversation, Dowd still recalls the sadness in Robart's voice. "It Struck me afterwards," Dowd tells me, "that there he was, the second most powerful man in the country, and he had some wistful envy of a young unimportant reporter who had an obviously warm family life. It was well known that Robarts' own marriage wasn't warm and loving.""
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Goodbye Eric.
You might be gone but your memory lives at the Pink Palace
30.3.10
Budget Québec, budget Ontario
Si les Ontariens veulent avoir une idée du genre de hausse d'impôt qui les attend après les prochaines élections provinciales, il leur suffit de jeter un coup d'oeil de l'autre côté de la rivière des Outaouais.
Dans son budget, le gouvernement Libéral de Jean Charest a entrepris de renflouer les coffres de la Belle Province en allant piger plus profondément dans les poches de contribuables. Une hausse d'un pour cent de la taxe de vente, augmentation d'un cent de la taxe sur l'essence pour les 3 prochaines années et augmentation des tarifs d'électricité.
Jean Charest emprunte même un page du livre de son homologue Dalton McGuinty, en imposant une nouvelle contribution-santé, comme l'a fait l'Ontario il y a 6 ans. Par contre le montant est plus modeste au Québec, un maximum de 200$ par année, comparé à 900$ en Ontario.
Si les Libéraux de Jean Charest peuvent prendre le risque de faire la lutte au déficit en mettant le porte-feuilles des contribuables à contribution, ce n'est pas seulement parce que les Québécois ont l'habitude d'un gouvernement plus interventionniste et qu'il sont prêts à payer pour de meilleurs services, comme le système de garderie à 7$ par jour.
Le Libéraux de Jean Charest peuvent miser leur capital politique maintenant parce qu'ils n'auront pas à faire face à la colère des électeurs avant encore au moins 3 ans. L'économie aura sûrement repris du poil de la bête et le gouvernement aura peut-être retrouver une marge de manoeuvre pour offrir un ou deux bonbons avant le scrutin.
En Ontario, le budget de la semaine dernière ne contenait aucune hausse d'impôts. Pourtant la situation financière est pire qu'au Québec, avec un déficit de 20 milliards de dollars, et un retour à l'équilibre budgétaire dans 8 ans, deux fois plus lentement que le Québec.
La différence, c'est que Dalton McGuinty n'a pas les mêmes cartes que Jean Charest dans sa main. Le temps joue contre lui. La prochaine élection provinciale (à date fixe) aura lieu en octobre 2011. Le Premier ministre ontarien manque également de capital politique, parce qu'il fait présentement face à un ressac dans l'opinion publique en raison de l'harmonisation des taxes de ventes fédérales et provinciales, qui fera augmenter le prix de plusieurs biens et services dès ce mois de juillet.
La plupart des mesures de restrictions annoncées dans le budget ontarien la semaine dernière, comme le report de 4 milliards de dollars en investissement dans le transport en commun, n'entrent donc pas en vigueur maintenant mais dans 2 ans.
L'Ontario a gelé le salaire des députés, des fonctionnaires et des employés des compagnies de la Couronne, mais n'a pas gelé les primes de rendement pour les hauts-fonctionnaires, comme l'a fait le Québec.
En octobre 2011, Dalton McGuinty va tenter d'obtenir une troisième mandat majoritaire consécutif. S'il réussi, ce serait une première en plus de 80 ans pour un gouvernement libéral en Ontario.
Et si Dalton McGuinty réussi, les électeurs ontariens n'ont qu'à regarder la ressemblance des mesures budgétaires adoptées au Québec et en Ontario pour renflouer leurs coffres, pour avoir une bonne idée des possibles hausses de taxes qui les attends.
19.1.10
Remaniement en Ontario - Durcissement de ton envers Ottawa
La province a une nouvelle ministre des Relations intergouvernementales. Normalement, la simple mention de ce ministère est suffisante pour susciter des baillements involontaires dans la population. En Ontario, le poste est généralement occupé par le Premier ministre lui-même. Depuis 1985, Frank Miller, David Peterson, Bob Rae et Ernie Eves l'ont réservé pour eux. Dalton McGuinty a fait de même depuis 2003 (sauf entre 2005 et 2007).
Mais cette semaine le Premier ministre s'est délesté de cette responsabilité.
"Après la réunion à Copenhague, ça me faisait penser que c'est possible qu'on aura d'autres différences qui mériteront l'attention d'un individu."
En décembre, le bonne entente entre l'Ontario et Ottawa s'est fracturé en raison du dossier des changement climatiques.
"Le ministre Prentice a fait une gaffe majeure, a dit M. McGuinty. Il a géré le dossier depuis le début en anticipant un échec à Washington, et en se cachant derrière les États-Unis [...] Je pense qu'on a perdu une opportunité de démontrer notre détermination à attaquer le changement climatique et qu'on aurait dû être là avec une position qui démontre plus d'ambition de la part des Canadiens et Canadiennes."
Dans le passé, le Premier ministre McGuinty a échangé des paroles vitrioliques avec le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty, après que ce dernier ait qualifié l'Ontario de "dernier endroit où investir". Ottawa et Queen's Park ont également des vues divergentes sur l'assurance-emploi (seulement 30 pour cent des chômeurs ontariens se qualifient et reçoivent 4-mille dollars de moins que la moyenne des Canadiens).
Le Premier ministre McGuinty veut maintenant se tenir au-dessus de la mêlée et envoyer sa nouvelle ministre au front. Ça permet à son gouvernement de jouer la routine du "bon cop, bad cop" face à Ottawa et aux provinces de l'ouest. Ça permet également à Dalton McGuinty de se concentrer sur l'économie et la gestion interne de l'Ontario.
(Avec un déficit de 25 milliards, un taux de chômage qui frôle le 10% et une taxe de vente harmonisée contestée qui rend son gouvernement de plus en plus impopulaire, il n'a pas les moyens de se laisser distraire par les querelles fédérale-provinciales).
Monique Smith
La députée de Nippissing semble la parfaite candidate pour ce rôle.
- Elle a la confiance de son premier ministre (Elle était son chef de cabinet alors que les libéraux était dans l'opposition et elle a remportée en 2003 la circonscription qui était auparavant occupée par le Premier ministre conservateur Mike Harris);
- En tant que leader en chambre, elle a démontré son côté mordant partisan, notamment quand 2 députés conservateurs ont occupé l'assemblée législative pendant 2 jours pour faire obstruction au passage de la loi sur la TVH;
- Elle s'est également montré conciliante au bon moment, en tentant de négocier un compromis avec les partis d'opposition sur la tenue d'audiences publiques sur la même TVH;
- Elle est bilingue, ce qui facilitera le resserrement des liens Ontario-Québec qui font front dans plusieurs dossiers, dont celui des changements climatiques.
