13.4.09

The Big Red Fear

Liberal MPP'S afraid to loose their seat over Harmonized sales tax.

And they might be rigth...
They have been warning Dalton McGuinty about a backlash if the Liberal Government went ahead with the Harmonisation, tells the Toronto Star's Rob Benzie.

As the MPP's are spending this week in their riding, they will most likely get an earfull from their constituents. But the ultimate test will be coming in the 2011 General Election.

Other government in Canada have harmonized before.

Here is how they fared:

- 1991 Saskatchewan conservative Premier Grant Devine Harmonized; a few month later he lost 28 seats and the government, to NPD leader Roy Romanow (who had promised to scrap the tax).

- 1996 The Atlantic provinces Harmonized; In Nova-Scotia, 2 years later, the Liberals lost 21 seats.

Back in Ontario...

Wayyyy back... 1958.
Conservative Leslie Frost introduces the province's first sales tax (3%).
People hated it. They called it the Frost Bite.
A few months later, general election 1959, the Conservative lost 12 seats, but retained their majority. (thanks to my colleague J. McGrath for the info)

Will the Dalton McGuinty Harmonisation back-fire?

You can be sure the Conservative and the NDP will try to capitalise on it.
This week as they meet their constituents.
This summer during the BBQ circuit.
Next summer as the new tax comes into effect in June 2010.
And all year long until the next election.

It could mean the Libs will have a looong slooow bleeding of support until 2011.
Or it could give them enough time to stop the haemorrhage before they run out of blood.

7.4.09

Une Loi sans mordant...

... ou une nouvelle philosophie qui fonctionne?

Le gouvernement de l'Ontario vient de dévoiler sa stratégie de réduction des substances toxiques.

Toutefois, les entreprises ne seront pas obligées de réduire l'utilisation de leurs produits toxiques!

Les compagnies doivent:
- faire un inventaire des substances utilisées;
- dévoiler publiquement la quantité utilisée;
- préparer un plan pour réduire l'utilisation des substances toxique;

Mais l'effort de réduction demeure volontaire.
Aucune cible, contrairement à une Loi semblable du Massachusett, adoptée il y a 15 ans (TURA).

Imaginez par exemple la Loi qui interdit de tuer des moustiques.
La loi vous oblige à :

- établir un inventaire du nombre de moustiques tués en Ontario;
- la façon dont ils ont été tués (à main nue, avec une "tapette à mouche", du Raid...);
- et de préparer un plan pour éviter la mort tragique des moustiques.

Mais on ne met rien dans la loi qui vous oblige à cesser de tuer les moustiques!

Les temps ont changés?

C'est ce que disent le gouvernement et ses experts.
Selon eux, plus besoin de forcer les entreprises à être plus écologiques et responsables.
Les consommateurs sont plus exigeants et plus avertis qu'auparavant.
La bonne image environnementale est recherchée, cultivée et procure une valeur ajoutée au produit. Pour preuve, la popularité du café équitable, des aliments organiques, etc...

D'après cette logique, les compagnies qui feront leur devoir et qui étudieront leur comportement internes vont se rendre compte d'elles-mêmes de l'avantage (économique et environnemental) de faire les changements et de réduire leur utilisation de substances toxiques.

Peut-être... Mais est-ce que cette logique tient encore la route en temps de crise économique?

Commentaires??


6.4.09

Liberal Hawks Try to Kill Easter Bunny

Tiny rabbit on Queen's Park lawn being hunted by red tail hawks.

This is the scene around noon on the Queen's Park front lawn...

A little rabbit, escaped from who-knows-where, is carelessly hopping and munching on the green spring lawn at Queen's Park. Watching carefully the small animal? Some of the kids visiting the legislature, finding quite adorable the fact that so close to the long holiday week-end, they get to see the Easter Bunny.

Meanwhile, perched on a tree, a couple of red tail hawks. The predatory birds nest on the legislative building and are the "Birds of prey in résidence" here. Like the kids, they are amazed at their good luck, but they are not thinking about candies and chocolate...

Also on the front lawn, the cafeteria staff, including the cooks, all dressed in white.
What are they doing? Chasing the rabbit of course. Trying to catch it before the birds of prey do. Although for a minute or two, it is not quite clear if:

a) They want to protect the bunny from a certain death;
b) Rabbit soup is on the menu on Friday.

(especially since the government was unveilling on the same day its "Buy Ontario" policy about offering locally grown and raise food in government institution).

Turns out they have good intentions. But the rabbit is not cooperating. It is running behind the tree, under the bushes, under the cars, trying to avoid the cooks and the hawks. The birds are
swooshing and swooping closer and closer, but the furry long-eared animal narrowly escapes.

Finally around 3h, a professional shows up. Looks like an animal service. In less then 15 minutes, the rabbit is captured in a net, put in a cardboard box, and carried away to better pastures.

No rabbit soup for lunch, no rabbit BBQ for the hawks and no Easter eggs for the kids.

I bet conservative leader John Tory wished he had that much help fighting the Liberal hawks.
Oh sure, some cooks also came out and helped him too. But the knives they were carrying ended up in his back...

Dalton McGuinty le timide?

Le Premier ministre de l'Ontario aurait-il de la difficulté à se défendre contre les femmes politiciennes?

C'est ce que suggère en tout cas mon collègue Jim Coyle, dans sa chronique de ce matin dans le Toronto Star. Un extrait:

"In fact, there's suspicion at Queen's Park that the reason for invocation of
his infamous five-foot rule – which obliges reporters to stand that far from
McGuinty when asking questions – is that he inadvertently made contact this year
with a young female reporter."
D'ailleurs, la même reporter dont on parle a déjà forcé Dalton McGuinty à revenir sur ses pas et à reprendre position derrière le micro qu'il venait tout juste de quitter, parce que la reporter avait une question supplémentaire et que le Premier ministre a été incapable de la lui refuser!

Donc, est-ce que les femmes intimident Dalton McGuinty??

Il est vrai qu'à la période de question en chambre, Dalton McGuinty semble avoir de la difficulté à répondre aux questions pointues et pertinentes de la nouvelle chef du NPD Andrea Horwath.

Peut-être parce que c'est son côté gentleman (ou vieux jeu!) qui ressort et qui l'empêche de déclencher la pleine force de sa rhétorique politique?

Peut-être aussi parce qu'à un niveau personel, Dalton McGuinty a eu une seule femme dans sa vie (sa femme Terry, rencontrée alors qu'ils allaient à la même école de quartier).

En tout cas, au Québec, le Premier ministre Jean Charest ne semble pas perdre ses moyens vis-à-vis la chef de l'opposition péquiste Pauline Marois, si on en juge par les échanges vigoureux qu'ils ont eu à l'ouverture de la session parlementaire (vidéo).

Si les femmes intimident vraiment Dalton McGuinty, il doit prier présentement et faire brûler tous les lampions de son église pour que les Conservateurs ne choissisent pas Christine Elliott comme nouvelle chef en juin.

Si c'était le cas, Monsieur McGuinty se retrouverait pris entre l'arbre et l'écorce au moment de se battre pour sa ré-élection en 2011.

4.4.09

McGuinty Flip-Flap-Flop

Le salaire minimum EST le message.

Le Premier ministre de l'Ontario change souvent d'idée sur des dossiers importants.
(bannir les cellulaires au volant, la grève à l'Université York, l'harmonisation des taxes de ventes, pour ne nommer que quelques exemples...)

Certains appellent ça être à l'écoute de la population.
D'autres appellent ça de l'opportunisme politique.
Parfois, c'est purement et simplement une erreur de jugement.

Par exemple, la volte-face du Premier ministre concernant le salaire minimum.

Dans son budget du 26 mars, le gouvernement Libéral promet de hausser le salaire minimum à 10,25$/heure au printemps 2010.
L'encre du budget est à peine sèche que le lendemain, Dalton McGuinty remet déjà cette promesse en question.

Ce qui s'est passé...
En coulisse, Dalton McGuinty rencontrait des gens d'affaires dans sa circonscription à Ottawa.
Bons nombres d'entreprises, faisaient pression sur le gouvernement McGuinty depuis des mois, pour qu'il n'aille pas aller de l'avant avec la hausse annoncée du salaire minimum du 31 mars 2009 (à 9,50$/heure).
Durant la rencontre avec le Premier ministre, elles répètent leurs arguments, qu'en temps de crise économique, ça nuira à l'embauche et à la concurrence.

Dalton McGuinty écoute, et en privé (Première Erreur!) assure qu'il comprend que la crise économique transforme en fardeau la hausse du salaire minimum.

Les gens d'affaires, en sortant de la rencontre, font part des commentaires du Premier ministre aux journalistes.
Ceux-ci confrontent Dalton McGuinty qui (Deuxième Erreur!!) non seulement répète ses propos, mais en réfléchissant tout haut, se demande s'il ne faut pas attendre la reprise économique avant de hausser le salaire minimum en 2010.

Montée aux barricades des groupes anti-pauvreté et du NPD ontarien qui l'accusent de laisser tomber les pauvres alors qu'ils en ont le plus besoin.
Lundi, devant la pression, le Premier ministre doit se rétracter et ré-affirmer son intention de hausser le salaire minimum comme prévu.

Chose qui n'aurait jamais du arrivée, puisque la hausse est enchassée dans la Loi!!

La leçon:
Ne pas faire de promesse qu'on ne peut pas tenir (même en privé), et ne pas réfléchir à haute voix devant les journalistes.
Dalton McGuinty est coupable de ces deux offenses, à plusieurs reprises au cours des dernières années.
Une mauvaise habitude dont il devra se départir s'il veut survivre à la récession et mener son parti à une ré-élection en 2011.

Ondes Urbaines

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